Ce sont les détails qui décident, pas l’organe
La plupart des souches se rangent par appareil : celle-ci pour la sphère ORL, celle-là pour le digestif. Mercurius solubilis ne se laisse pas classer comme ça. Elle traverse la gorge, le nez, les gencives, l’oreille et la vessie, et ce qui l’oriente n’est pas la région du corps mais une poignée de signes très concrets.
Regardez nos indications de posologie dans l’onglet ci-dessous et vous verrez le niveau de détail : une langue blanche et molle, une salivation abondante, une haleine fétide. Un écoulement verdâtre et irritant, avec des douleurs qui prennent la nuit. Une cystite qui s’accompagne de sueurs. Ce sont ces descriptions-là qui font choisir, pas le nom de la maladie.
Nos conseils sur les aphtes et sur la conjonctivite reprennent le reste des souches du rayon sur ces deux terrains.
Neuf CH pour l’angine, cinq pour la sinusite
Ce n’est pas l’ordre auquel on s’attend, et c’est justement pour ça qu’il vaut la peine d’être dit. L’angine blanche avec langue chargée, hypersalivation et haleine fétide se conseille en 9 CH, trois granules trois fois par jour. La rhino-pharyngite ou la sinusite avec écoulement verdâtre irritant et douleurs nocturnes se conseille en 5 CH, même rythme.
La cystite aiguë avec sueurs revient en 9 CH. Et sur les troubles caractériels, la prise change de forme : trois granules en 9 CH le soir au coucher, une seule fois dans la journée.
Un mercure de laboratoire, préparé par Hahnemann
Mercurius solubilis n’est pas du mercure pris tel quel. C’est une préparation chimique mise au point par Samuel Hahnemann lui-même, qui contient environ 85 % de mercure, et qui porte encore son nom dans les pharmacopées. Ce que contient le tube, évidemment, n’est pas cette préparation mais sa dilution.
La même souche existe chez Weleda sous une autre forme : tube de granules Weleda, avec lactose. Ici, la préparation est sans lactose et la dilution se fait à la demande, en CH ou en K.