Otite

Comment gérer une otite avec l’homéopathie ?

Mal à l’oreille ? Il s’agit peut-être d’une otite, cette inflammation douloureuse de l’oreille moyenne.

Une otite est une inflammation de l'oreille, plus précisément de l'oreille moyenne, qui est la partie de l'oreille située derrière le tympan. Elle est souvent causée par une infection bactérienne ou virale. L'otite est courante chez les enfants, mais peut également affecter les adultes.

Elle peut être consécutive à un voyage en avion par exemple, à un bain de mer ou à une infection respiratoire (rhume, grippe…). Parfois, elle s’accompagne de fièvre, la douleur est vive. Les symptômes courants de l'otite comprennent la douleur à l'oreille, une diminution de l'audition, une sensation de plénitude dans l'oreille, de la fièvre, des maux de tête et parfois des écoulements d'oreille.

L’enfant, souvent concerné, va alors toucher ses oreilles en permanence en pleurant. Il existe différents degrés d’atteinte que seul le médecin pourra déterminer. Par conséquent, une consultation s’impose. Mais l’homéopathie peut être une aide précieuse en attendant. 

Les remèdes homéopathiques peuvent aider à réduire les symptômes des otites, tels que la douleur, les démangeaisons, la fièvre et la sensation de plénitude dans l'oreille. Des remèdes spécifiques, tels que Arsenicum album, Belladonna,  Chamomilla  sont souvent utilisés en fonction des symptômes individuels. Par exemple, Belladonna peut être recommandé lorsque la douleur est intense et s'accompagne d'une rougeur et d'une chaleur localisée, tandis que Pulsatilla peut être utilisé lorsque les symptômes sont changeants et que le patient est émotionnellement sensible.

En cas d’otite, prendre :

1 heure plus tard, prendre :

 

En cas d’infection, ajouter :

  • Pyrogenium 5 CH et Ferrum phosphoricum  5 CH : 3 granules de chaque 3 fois par jour et
  • Poursuivre Capsicum annuum 5 CH : 3 granules toutes les 10 minutes

 

En cas d’otite chronique, prendre :

L'homéopathie repose sur le principe de l'individualisation du traitement, ce qui signifie que chaque personne est considérée comme unique et se voit prescrire un remède homéopathique spécifique en fonction de ses symptômes et de ses caractéristiques individuelles. Cette approche personnalisée permet de traiter les otites de manière ciblée, en prenant en compte les symptômes spécifiques de chaque patient.

Pour plus d'information, nous vous conseillons de les commander via "ordonnance/préparations" ou de contacter directement la pharmacie : email : grandepharmahomeo@wanadoo.fr - téléphone : 01 45 67 18 08.

L’otite qui revient sans arrêt

Quand les otites s’enchaînent, le terrain compte autant que l’épisode. Tuberculinum vise justement les bronchites, rhino-pharyngites et otites qui ont tendance à se répéter, ainsi que les douleurs qui se déplacent et changent de place. Sa fiche détaille les dilutions.

L’otite séreuse, celle qui ne fait pas mal

Un enfant qui fait répéter, qui monte le son de la télévision, qui semble ailleurs en classe, et pas une plainte à l’oreille. C’est une des situations que nous voyons le plus souvent au comptoir, et une des plus longues à être repérées, parce que rien ne fait souffrir.

L’otite séreuse, ou séromuqueuse, est une inflammation chronique de la muqueuse de l’oreille moyenne, avec du liquide dans la caisse du tympan et un tympan resté fermé. L’Assurance maladie retient le seuil de trois mois pour parler de forme chronique et précise qu’il n’y a ni fièvre ni douleur de l’oreille. Environ un enfant sur deux la traverse au cours de sa croissance, avec deux pics, avant deux ans puis vers cinq ans, et une raréfaction après six ans. C’est la première cause de baisse d’audition chez l’enfant.

La trompe d’Eustache est au centre du problème. Quand elle ne ventile plus correctement la caisse du tympan, le liquide s’installe et ne s’évacue plus. Les végétations volumineuses et certaines malformations ORL sont les causes que l’on retrouve le plus souvent derrière ce défaut de ventilation.

Mercurius dulcis porte précisément cette indication dans sa fiche : une action élective sur la trompe d’Eustache, l’otite séreuse avec épaississement du tympan, et les bourdonnements d’oreille qui en découlent. Kalium muriaticum a l’otite séreuse de l’enfant parmi ses utilisations principales. Ce sont les deux souches que nous sortons du tiroir sur cette situation précise.

La prise en charge médicale, elle, commence par l’attente : aucune chirurgie n’est indiquée pendant les trois premiers mois, parce que la guérison spontanée est la règle. L’aérateur transtympanique, le yoyo, se discute au-delà, devant une baisse auditive des deux côtés supérieure à 30 décibels ou plus de quatre épisodes infectieux dans l’hiver. Les diabolos s’éliminent seuls entre quatre et dix-huit mois, et l’ablation des végétations en renforce l’effet chez l’enfant de plus de quatre ans.

Quatre situations que l’on confond, et ce qui les sépare

Les personnes qui nous appellent disent « j’ai une otite ». Derrière ce mot, quatre tableaux très différents, qui n’appellent ni les mêmes souches ni le même délai avant de voir un médecin.

La situationLa douleurLa fièvreL’auditionCe que nous demandons d’abord
Otite moyenne aiguëVive, pulsatile, souvent nocturneFréquenteDiminuée du côté atteintL’âge de l’enfant et depuis quand ça dure
Otite séreuseAbsenteAbsenteBaissée, souvent des deux côtésDepuis combien de semaines on fait répéter
Otite externeRéveillée quand on tire sur le pavillonRarePeu touchéeUn bain, une piscine, un coton-tige
Oreille bouchée par la pressionUne gêne, une oreille pleineAbsenteAssourdie, en général passagèreUn vol, une descente en voiture, une fin de rhume

Sur l’otite externe, celle du baigneur, Tellurium metallicum a les otites externes dans ses utilisations principales. Quand l’écoulement domine le tableau, Elaps corallinus vise les écoulements des otites, Carica papaya l’otite suppurative, et Hepar sulfur calcareum l’otite chronique à tympan ouvert.

Ce qui doit vous alerter chez un enfant qui entend mal

Personne ne se présente en pharmacie pour une otite séreuse. On vient pour autre chose, et c’est en parlant que les signes sortent. Voici ceux que l’Assurance maladie demande aux parents de surveiller, et que nous écoutons dans le même ordre.

  • Avant l’âge scolaire : les premiers mots tardent, le langage stagne, la prononciation reste floue, l’enfant ne réagit pas aux bruits.
  • À l’école : un retard de langage, un enfant très passif ou au contraire agité, qui comprend de travers et ne se retourne pas quand on l’appelle par son prénom.
  • Plus grand : la sensation d’oreille pleine, des vertiges, l’impression d’entendre sa propre voix trop fort.

Le diagnostic se fait à l’otoscopie, en regardant le tympan. Au-delà de trois mois, la consultation ORL avec audiométrie et tympanogramme devient l’étape qui compte. Sur les otites qui se répètent hiver après hiver, Aviaire vise les infections ORL récurrentes, et Calcarea carbonica ostrearum les rhino-pharyngites, bronchites, otites et angines à répétition chez l’enfant.

L’oreille qui se bouche en avion, en plongée ou en fin de rhume

L’oreille se bouche à la descente de l’avion, ou trois jours après un rhume, et la sensation reste. Le mécanisme est le même que celui de l’otite séreuse : une trompe d’Eustache qui n’égalise plus la pression de part et d’autre du tympan.

C’est la raison pour laquelle Mercurius dulcis revient dans cette situation, sa fiche décrivant une action préférentielle sur les muqueuses et élective sur la trompe d’Eustache. Quand le nez reste pris et que l’oreille suit, Manganum metallicum associe rhume, congestion nasale, otite et inflammation du larynx dans ses utilisations, et Cadmium metallicum le couple rhume et otite. Antimonium iodatum complète la série sur les affections ORL basses qui s’installent.

Une oreille qui reste bouchée plus de quelques jours après un vol ou un rhume mérite un coup d’œil au tympan, parce que c’est exactement comme cela que débute une otite séreuse qui va durer.

Bourdonnements et sifflements : où passe la limite

Un bourdonnement qui apparaît après un épisode d’oreille bouchée et un bourdonnement qui tombe d’un coup ne se traitent pas du tout pareil. La deuxième situation ne passe pas par la pharmacie.

Une perte d’audition qui survient brutalement, souvent d’un seul côté et en quelques secondes, est une urgence hospitalière. Même chose après un traumatisme crânien. Et une baisse d’audition accompagnée de vertiges, d’acouphènes ou d’une paralysie faciale, comme une baisse accompagnée de fièvre au-delà de 38,5 °C ou d’un écoulement purulent ou sanglant, se voit le jour même chez le médecin.

Sur les bourdonnements installés, une fois le bilan fait, plusieurs souches de nos tiroirs portent cette indication. Mercurius dulcis pour ceux qui suivent une otite séreuse. Chininum sulfuricum pour les bourdonnements permanents pouvant s’accompagner d’une perte d’audition. Natrum salicylicum pour les bourdonnements chroniques. Vitis vinifera quand l’origine circulatoire domine, Thiosinaminum et Baryta muriatica complétant la série. Les vertiges, eux, ont leur propre page et leurs propres souches.

Les situations qui demandent un médecin sans attendre

Sur une otite aiguë, l’âge commande. Avant trois mois, un avis spécialisé en milieu hospitalier s’impose. Entre trois mois et deux ans, l’antibiotique est systématique devant une otite moyenne aiguë purulente, l’amoxicilline étant le premier choix chez l’enfant. Après deux ans, il se discute selon l’intensité des symptômes, et la surveillance devient possible.

On consulte devant une fièvre élevée associée à une douleur intense, devant un écoulement de l’oreille, devant des symptômes qui persistent au-delà de 48 à 72 heures ou qui s’aggravent malgré le traitement. Les complications restées exceptionnelles, mastoïdite, méningite et paralysie faciale, sont précisément ce que ce délai sert à éviter.

Si vous hésitez sur ce que vous avez sous la main, décrivez-nous la scène : l’âge, depuis quand, avec ou sans fièvre, d’un côté ou des deux. Nous prenons le temps au comptoir, et au téléphone au 01 45 67 18 08 quand se déplacer n’est pas possible.

À voir aussi

  • Vertiges et homéopathie, pour la sensation de déséquilibre qui accompagne parfois l’oreille bouchée.
  • Rhume et nez bouché, l’origine la plus fréquente d’une trompe d’Eustache qui ne ventile plus.
  • Sinusite et Toux, les deux voisines de l’otite dans les épisodes ORL de l’hiver.
  • Grippe et Bronchite, quand l’otite arrive après une infection respiratoire.

Pour une préparation magistrale homéopathique, notre équipe la réalise à Paris, sur ordonnance ou après conseil au comptoir.

Qui a rédigé cette page

Page rédigée par Jean-Luc GAILLARD, pharmacien, Pharmacie Homéopathique Générale, officine spécialisée en homéopathie et préparations magistrales à Paris.

Dernière mise à jour : 1er septembre 2026.

Sources : ameli.fr, « Otite séreuse ou séromuqueuse : définition et causes », « Symptômes et diagnostic » et « Traitement », mises à jour du 12 mars 2025. ameli.fr, « Otite de l’enfant : consultation, traitement et évolution », mise à jour du 5 février 2026. ameli.fr, « Perte de l’audition : quand consulter et que faire pour ne pas l’aggraver », mise à jour du 3 août 2026. Indications et posologies des souches : fiches produit de notre catalogue.

Les conseils de cette page ne remplacent pas l’avis d’un médecin, en particulier chez le nourrisson et le jeune enfant.

Les règles communes à toutes les souches, formats, dilutions et moment de la prise, sont réunies dans notre guide de l’homéopathie.