- Ballonnements et flatulences
- Herpès labial et huiles essentielles
- Aphtes et huiles essentielles
- Acné et huiles essentielles
- Stress et huiles essentielles
- Sommeil et huiles essentielles
- Rhume et huiles essentielles
- Constipation et huiles essentielles
- Coups et bosses et huiles essentielles
- Jambes lourdes et huiles essentielles
- Mal des transports et huiles essentielles
- Verrues et huiles essentielles
- Nausées et huiles essentielles
- Piqûres d'insectes et huiles essentielles
- Tendinite et huiles essentielles
Quelles huiles essentielles utiliser ? Guide de l’aromathérapie / conseils de pharmaciens
Quelles huiles essentielles peuvent correspondre à votre besoin ?
En cliquant sur la fiche jointe, vous trouverez un tableau de huiles essentielles de qualité que nous vous proposons sur ce site. A chaque huile essentielle, nous vous informons de ses propriétés, ses indications, mode d'utilisation, précautions d'emplois. C'est un document très utile qui vous permettra de vous guider dans vos choix, selon vos besoins.
Nous sommes à votre disposition pour répondre à toute question.
Les trois voies, et ce qui change entre elles
La question qu’on nous pose au comptoir n’est presque jamais « laquelle ». C’est « comment ». Une huile essentielle qui rend service en diffusion peut brûler une peau si elle est posée pure, et la même avalée sans support n’a rien à faire dans une bouche sans avis.
Trois voies, trois logiques, et surtout trois niveaux de vigilance. C’est le premier tri que nous faisons avant de conseiller quoi que ce soit.
| La voie | Ce qu’elle sert | Comment | La limite à ne pas franchir |
|---|---|---|---|
| Cutanée | Douleurs, muscles, articulations, peau | Toujours diluée dans une huile végétale, en massage sur la zone | Jamais pure sur les muqueuses. Certaines huiles sont dermocaustiques et brûlent même sur peau saine |
| Inhalation et diffusion | Sphère ORL, atmosphère d’une pièce, détente | Quelques gouttes au diffuseur, par séquences courtes | Pas de diffusion continue, ni en présence d’un nourrisson, d’un asthmatique ou d’un animal |
| Orale | Certaines indications digestives et infectieuses | Sur un support, comprimé neutre, miel ou huile alimentaire | Jamais pure, jamais sur la durée, et pas sans avis. C’est la voie qui envoie le plus de monde aux urgences |
Nos fiches portent ces mentions une par une. La sarriette des montagnes dit « dermocaustique, toujours diluer dans une huile végétale ». La verveine odorante ajoute « ne jamais prendre plus de 2 gouttes par prise, ni plus de 6 gouttes par jour ». Ce ne sont pas des formules de style.
Diluer, le geste qui évite le plus d’accidents
Diluer n’affaiblit pas l’huile essentielle, cela la rend utilisable. Le support est une huile végétale, amande douce, noyau d’abricot, jojoba, arnica pour les massages musculaires. L’eau ne dilue rien du tout : une huile essentielle ne s’y mélange pas, elle flotte et se retrouve concentrée au contact.
Sur la peau d’un adulte, une préparation de massage tourne autour de quelques gouttes d’huile essentielle pour une cuillerée d’huile végétale, et la proportion descend encore chez l’enfant et sur le visage. Un essai au pli du coude, vingt-quatre heures avant la première vraie application, règle la question de la tolérance sans prendre de risque.
Ce que voient les centres antipoison
C’est le passage que nous préférerions ne pas avoir à écrire, et c’est celui qui compte le plus.
L’ANSES a publié en décembre 2024 un bilan des signalements liés aux huiles essentielles. Les appels aux centres antipoison sont passés de 1 926 cas en 2011 à plus de 4 000 par an entre 2018 et 2020. L’essentiel de ces appels concerne des ingestions accidentelles, et il s’agit d’enfants : âge médian trois ans, et 14 % de moins d’un an.
Le mécanisme en cause n’a rien d’exotique. Une huile essentielle avalée peut passer dans les voies respiratoires et provoquer une pneumopathie d’inhalation. C’est la raison pour laquelle un flacon ne se laisse pas sur une table basse, et pour laquelle un enfant qui a bu ne se fait jamais vomir : on appelle le centre antipoison.
L’agence nomme aussi les huiles les plus impliquées dans les cas graves, et la gaulthérie en fait partie, comme les huiles riches en camphre, lavande et lavandin compris. La gaulthérie est excellente sur une contracture, en massage dilué. Elle n’a rien à faire ailleurs.
La recommandation de l’agence tient en une ligne : demander conseil à un professionnel de santé avant tout usage. C’est notre métier, et c’est gratuit au téléphone.
Qui ne doit pas en utiliser
Trois situations ferment la porte, et deux d’entre elles sont réglementaires.
- L’enfant de moins de 30 mois. L’ANSM a classé les dérivés terpéniques, dont le menthol et le camphre, parmi les substances à risque convulsif, et les contre-indique à cet âge. Mesure de novembre 2011, toujours en vigueur.
- La personne qui a des antécédents d’épilepsie ou de convulsions fébriles, même adulte, pour la même raison. L’ANSES vise en particulier les huiles riches en 1,8-cinéole : c’est le constituant principal de notre ravintsara et de notre eucalyptus radié, leurs fiches le portent en composition.
- La femme enceinte et la femme qui allaite. La prudence est la règle générale et certaines huiles sont nommément écartées. Notre fiche tea tree écrit « ne pas utiliser chez les femmes enceintes ou qui allaitent », l’ylang ylang y ajoute les moins de quinze ans et l’asthme.
S’y ajoutent les personnes sous traitement au long cours, chez qui la question de l’interaction se pose avant celle du choix de l’huile, et les animaux du foyer, chats en particulier, pour lesquels la diffusion n’est pas anodine.
Les agrumes et le soleil
Celle-là surprend toujours, et elle laisse des marques bien réelles. Les essences d’agrumes sont photosensibilisantes : appliquées sur la peau puis exposées au soleil, elles provoquent des taches qui peuvent mettre des mois à partir.
Notre fiche pamplemousse le dit sans détour, l’application locale n’est pas recommandée pour cette raison, et l’usage se fait au diffuseur. La verveine odorante porte la même consigne, « ne pas s’exposer au soleil ». En pratique : agrumes le soir, ou agrumes en diffusion, jamais agrumes avant une journée dehors.
Le chémotype, ce qui distingue deux flacons portant le même nom
Deux huiles peuvent venir de la même plante et ne pas faire du tout la même chose. C’est une question de chémotype, c’est-à-dire du constituant qui domine la composition, et cela dépend du sol, du climat et de la partie récoltée.
L’exemple que nous donnons le plus souvent est Cinnamomum camphora. Avec le chémotype 1,8-cinéole, c’est le ravintsara, l’huile de la sphère ORL de l’hiver. Sans indication de chémotype, le même nom latin désigne un camphrier à 44 % de camphre, qui relève du conseil et pas du libre-service. Même plante, même étiquette latine, deux produits différents.
C’est aussi vrai du thym, dont nous tenons le chémotype thymol et le chémotype thujanol, et du romarin, en camphre ou en verbénone. Quand une recette trouvée en ligne dit « huile essentielle de romarin » sans préciser, elle ne dit pas grand-chose.
Nos conseils d’aromathérapie, situation par situation
Voici le document annoncé plus haut, sous une forme plus utile qu’un tableau à télécharger : une page par situation, avec les huiles que nous sortons, la façon de les utiliser et les précautions propres à chacune.
La sphère ORL et l’hiver
La peau
Herpès labial · Acné · Verrues · Coups et bosses · Piqûres d'insectes
La bouche
La digestion
Ballonnements et flatulences · Constipation · Mal des transports · Nausées
Le stress et le sommeil
Les jambes et les articulations
Et pour choisir un flacon : toutes nos huiles essentielles, avec pour chacune sa composition, ses indications et ses précautions, ainsi que les huiles végétales qui servent à les diluer.
Sur ordonnance, nous réalisons les préparations magistrales d’huiles essentielles dans notre laboratoire.
Qui a rédigé cette page
Page rédigée par Jean-Luc GAILLARD, pharmacien, Pharmacie Homéopathique Générale, officine spécialisée en homéopathie et préparations magistrales à Paris.
Dernière mise à jour : 1er septembre 2026.
Sources : ANSES, VigilAnses n° 24, « Huiles essentielles : à utiliser avec précaution », décembre 2024, pour les données de signalements aux centres antipoison, les populations à risque et les huiles les plus impliquées. ANSM, mesure de novembre 2011 relative aux dérivés terpéniques et à leur contre-indication chez l’enfant de moins de 30 mois et en cas d’antécédents d’épilepsie ou de convulsions fébriles. Compositions, chémotypes, modes d’emploi et précautions par huile : fiches de notre catalogue.
Avant d’acheter un flacon, dites-nous pour qui et pour quoi. C’est en trois questions au téléphone, au 01 45 67 18 08, et cela évite la plupart des mauvaises surprises. En cas d’ingestion accidentelle, en revanche, on n’appelle pas la pharmacie : on appelle le centre antipoison, et on ne fait pas vomir.
Les huiles essentielles ne conviennent ni à tous les âges ni à toutes les situations, et un symptôme qui dure demande un avis médical.

