Les oméga-3 de type EPA conduisent à la formation des eicosanoïdes qui agissent favorablement sur :
- Les réactions inflammatoires,
- La pression artérielle et sur les fonctions des plaquettes sanguines,
- La production d'anticorps.
Ils ont une influence positive sur le système immunitaire et cardiovasculaire.
DHA et cerveau
Il existe une grande implication des oméga-3 de type DHA dans les fonctions cérébrales.
Les tissus nerveux possèdent la plus forte concentration en acides gras après le tissu adipeux. La rétine et le cortex cérébral sont particulièrement riches en acides gras à longue chaîne. Le DHA (aussi appelé acide cervonique) peut constituer plus de la moitié de la teneur en acide gras des phospholipides de ces tissus, ce qui démontre sa forte implication dans les fonctions neuronales.
Les AGPI (acides gras polyinsaturés) à longue chaîne jouent un rôle important dans la structure, le développement et le fonctionnement du cerveau. Ils s’incorporent dans les phospholipides des membranes neuronales, modifient la fluidité membranaire et agissent sur la synthèse des neurotransmetteurs (sérotonine et dopamine) ainsi que sur leur liaison avec des récepteurs.
Une modification de la teneur en acide gras essentiels des membranes synaptiques peut affecter le fonctionnement neuronal. D'une part, en altérant le fonctionnement des récepteurs membranaires, des canaux ioniques et des enzymes, et d’autre part, en affectant la transmission des signaux inter et intracellulaires générés par des messagers secondaires dont les acides gras à longue chaîne sont les précurseurs.
Rôle de l’EPA dans l’inflammation
Le ratio Oméga-6/Oméga-3 joue un rôle clé dans la réaction inflammatoire. Ce ratio influence les divers aspects de la neurotransmission sérotoninergique, noradrénergique et dopaminergique.
- Lien entre inflammation et AGPI
Les membranes des cellules contiennent AGPI, or au cours de la réaction inflammatoire, ces AGPI sont hydrolysés par une enzyme, la phospholipase A2. Les oméga-6 libérés sont métabolisés en prostaglandines et leucotriène qui présentent un potentiel inflammatoire accru en comparaison avec les métabolites générés par la famille des oméga-3.
La supplémentation en oméga 3 diminue les cytokines inflammatoires or celles-ci entrainent des symptômes de dépression.
Aujourd'hui nous pouvons affirmer que les Oméga-3 et la balance Oméga-6 / Oméga-3 peuvent jouer un rôle dans l’éclosion ou l’aggravation de certaines dépressions.
Les études épidémiologiques montrent que dans les pays où la consommation de poissons est importante, il y a moins de cas de dépression.
D'autres études ont par ailleurs mis en évidence une corrélation négative entre la consommation d’AGPI oméga-3 à longue chaîne et l’incidence de l’état dépressif.